À la lettre d'information
Aux flux RSSUn peu plus de 2 000 écoles primaires et secondaires offrent des programmes d’immersion française = classes bilingues
Trois programmes d’immersion existent :
1965 à Montréal dans une école secondaire anglophone.
330 000 élèves sont accueillis dans les trois programmes décrits plus haut.
L’immersion française commence la première année par 100 % des cours en français, toutes matières confondues. La proportion entre langue seconde et langue première évolue pour atteindre environ 50 % / 50 % à l’équivalent de nos classes de première et terminale mais de grandes variations existent d’une province à l’autre et même parfois d’un conseil scolaire (groupement d’établissements scolaires) à l’autre.
Reconnaissance complète des parcours bilingues par les ministères de l’Education de chaque province mais pas entre province comme c’est également le cas d’ailleurs pour les sections non bilingues.
Enseignement général et dans une moindre mesure professionnel.
Toutes les matières sont enseignées en français les premières années.
Pas de critères de recrutement, c’est le vœu des familles qui prévaut. La demande étant bien supérieure à l’offre, certaines provinces ont recours au tirage au sort pour le recrutement.
De 6-7 h / jour en début de programme à 3 h / jour les dernières années.
Les volumes horaires journaliers et hebdomadaires peuvent varier grandement d’une province à l’autre.
Pas de certification spécifique. Certaines provinces apposent une mention du parcours d’immersion sur le certificat de fin d’études secondaires.
Afin de combler ce vide, deux provinces, l’Alberta et la Nouvelle-Ecosse, ont introduit le Delf scolaire avec l’appui du Service culturel. Plusieurs autres provinces sont sur le point de suivre ces exemples.
En dehors du Québec, trois universités proposent certaines filières en immersion française.
Tous les enseignants doivent être titulaires d’un Baccalauréat (l’équivalent d’un Master 1 en France). Ce Bac peut être en français, en DNL ou en sciences de l’éducation. C’est l’ordre professionnel qui dans chaque province apprécie la capacité d’un professeur à enseigner en français une DNL et délivre ensuite la certification professionnelle. Certaines matières, comme les mathématiques sont très peu enseignées en français par manque de professeurs capables d’enseigner cette matière en langue seconde d’où des taux d’abandon de l’immersion française élevés dans les classes charnières de troisième et seconde.
La grave pénurie d’enseignants de français langue seconde et particulièrement en DNL rend les responsables des certifications professionnelles plus tolérants aux parcours parfois incomplets de certains enseignants. En réponse à cette situation qui implique une baisse de la qualité des enseignements, de nombreuses facultés d’éducation envisagent d’intégrer le Delf et le Dalf au parcours de formation, les niveaux B2 ou C1 selon le niveau enseigné devenant un pré requis pour obtenir la certification.
Les futurs professeurs de français langue seconde, FLS (le français étant l’une des deux langues officielles du Canada), suivent une formation spécifique de didactique des langues en faculté des sciences de l’éducation.
Professeur certifié par la province, statut non reconnu dans les autres provinces canadiennes (sauf entre la Colombie-Britannique et l’Alberta), chacune délivrant ses propres certifications.
Les lecteurs étrangers, assistants de langue, ne sont pas autorisés à faire cours aux élèves en dehors de la présence de l’enseignant en charge de la classe.
Trois attachés culturels à Moncton NB, Toronto ON et à Vancouver BC et un attaché de coopération éducative à l’Ambassade avec compétence sur tout le Canada hors Québec.
L’association CASLT met à la disposition de ses membres des ressources pédagogiques qu’elle produit ou adapte.
Les ressources mises à disposition par la sous-direction du français sont régulièrement signalées aux partenaires éducatifs.
Le Service culturel travaille en étroite liaison avec les trois associations mentionnées ci-dessus et a cofinancé en 2008 un certain nombre de formations destinées en priorité aux enseignants des sections d’immersion (Stage Belc sur financement fonds pluriannuel "10 000 professeurs de français", séminaires de didactique des langues et sessions d’habilitation examinateurs-correcteurs-formateurs Delf-Dalf).