À la lettre d'information
Aux flux RSSPar Annie Lhérété, inspecteur général de l’Education nationale, groupe des langues vivantes.
L’attractivité d’une éducation « à la française » suscite la création d’écoles à cursus bilingue dans des situations où le français langue de scolarisation n’est ni la langue du pays ni la langue de l’école au sens large (langue de la récréation, du CDI, du restaurant, de la vie scolaire).
Lorsque le français n’est que la langue de la classe, des devoirs et des leçons, on voit se développer un bilinguisme particulier de type exogène, une situation de diglossie où le statut du français tend à se dégrader au fil du cursus et où les compétences de cette langue seconde tendent à se fossiliser au niveau B1, voire à régresser si une évaluation rigoureuse n’est pas mise en œuvre et si une pédagogie spécifique n’est pas mise en place.
L’analyse et la réflexion prendront appui sur les observations faites lors de deux missions effectuées en Amérique centrale et latine à l’automne dernier.