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Le principe de réalité

Elisabeth De Oliveira a enseigné le français en section européenne à Faro, au Portugal. Alors que le projet n’a semble-t-il pas été reconduit cette année faute de combattant, elle exprime ses doutes et interrogations.

Pour Elisabeth De Oliveira, qui enseigne à l’école secondaire João de Deus à Faro, « deux problèmes surgissent chaque année malgré toute la bonne volonté des professeurs de français : 1) le nombre chaque fois plus réduit d'élèves qui dans notre pays et notre région fort touristique choisissent d'étudier le français 2) le manque de connaissances en français de la part des professeurs de DNL. »

« Le principal problème est le niveau relatif
en français des professeurs de DNL »

Dans la section « Lettres et humanités », aucun élève de seconde n’a choisi le français cette année : « Les élèves n’étant pas obligés d'apprendre deux langues, l'anglais est la première et unique langue enseignée actuellement. » La motivation des élèves qui ont choisi le français l’an passé devait être, compte tenu de ce contexte, particulièrement forte. Ceux-ci semblent avoir apprécié les cours même si Elisabeth De Oliveira regrette de ne pas avoir pu aller plus loin : « on aurait pu faire beaucoup mieux si la professeur de philosophie avait eu un autre niveau en français. J'ai dû l'aider à choisir des documents et à faire des fiches sur des films. » Cette année, il semble que le projet va échouer « puisque aucun professeur de DNL ne veut prendre la relève ». |

ill. 4 – Interrogations

 

ill. 4 – Interrogations


Elisabeth De Oliveira
(Propos recueillis par courriel le 23/10/08)

PS (14/01/09). Ma collègue de philosophie a finalement accepté de participer à notre projet. Nous avons travaillé au premier trimestre l'argumentation philosophique et le texte argumentatif avec l'analyse de discours de Nicolas Sarkozy.

Mots-clés : Portugal