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Aux flux RSSAu Laos, le manque d'enseignants francophones dans les matières scientifiques freine le développement des sections bilingues : depuis près de 15 ans, aucune nouvelle section n'a été créée. Philippe Mallein, attaché de coopération pour le français à Vientiane, évoque ce problème.
Il existe un peu plus de 3 000 élèves scolarisés dans le système bilingue dans quatre collèges et lycées et neuf écoles primaires. Depuis 1995, année d’ouverture des premières sections, il n'y a pas eu de créations supplémentaires. Certains établissements en ont fait la demande mais n'ayant pas d'enseignants des matières scientifiques capables d'enseigner en français, ils n'en ont pas obtenu l'autorisation.
Ces sections font partie de l'enseignement public, cependant il s'agit d'un programme spécifique qui s'adresse à un petit nombre d’élèves et qui se situe donc automatiquement à la marge.
Tous les enseignants touchent une « indemnité incitative » qui leur permet d'avoir un salaire nettement supérieur à ce que l'État leur donne ainsi que des conditions matérielles (nombre d'élèves par classe, équipement...) bien meilleures que dans le système « normal ». Leur emploi du temps est par ailleurs différent de l'horaire officiel.
Il s’agit d’abord de remplir le cahier des charges au niveau des compétences des enseignants de et en français. Il faut ensuite qu’il y ait demande des parents. Cet accord est d'autant plus important que le surcoût des indemnités incitatives sera pris en charge en septembre 2009 par les parents eux-mêmes. La coopération française fournit de son côté une aide pour l'équipement ainsi que pour la formation continue des enseignants. Le manque d'enseignants de français et de DNL est le principal problème que nous rencontrons. |
Philippe Mallein
(propos recueillis par courriel, le 10/04/09)
Illustration : Panneau de signalisation, « stop » en arabe et berbère.