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Aux flux RSSLe ministère de l’Éducation vient de donner son accord pour que l’enseignement bilingue puisse s’étendre sur l’ensemble du territoire. Les établissements scolaires devront présenter un projet. Le schéma reste le même : une ou deux disciplines peuvent être enseignées en langue française et l’enseignement du français est renforcé. Fabienne Lallement, attachée de coopération au Portugal, revient sur l’actualité de ces derniers mois.
Le ministère portugais de l'Éducation a donné son accord pour une extension graduée du dispositif de l’enseignement bilingue sur l'ensemble du territoire. Les établissements scolaires doivent présenter un projet. Le schéma reste le même : une ou deux disciplines peuvent être enseignées en langue française et l'enseignement du français est renforcé.
La deuxième rencontre des sections européennes de langue française (SELF) a été organisée le 8 mai dernier par l'école secondaire Damiao de Goes à Alenquer près de Lisbonne. Douze établissements scolaires de l'ensemble du pays sur les treize sections actuellement ouvertes (une a fermé), ont participé à cette fête des sections qui a ainsi réuni, pour une journée, plus de 400 élèves et une quarantaine d'enseignants.
Les autorités éducatives du ministère portugais de l'Éducation (direction générale des programmes et de l'innovation curriculaire) qui suivent très attentivement ce projet et la direction régionale de Lisbonne et de la vallée du Tage ont officiellement ouvert la journée aux cotés des autorités municipales et des représentants de cette ambassade. La représentation de la commission européenne était aussi présente et a participé en co-finançant cette rencontre qui a associé langue française et célébration de la Journée de l'europe.
Cette édition a été entièrement conçue par les élèves des différentes sections qui ont présenté des saynètes, des chansons, des activités sportives et chorégraphiques ainsi qu'un éloge de la langue française en introduction. Pour mémoire, la première édition avait eu lieu à Tocha le 9 mai 2008, dans la région du Centre, sur l’initiative du service de coopération et d'action culturelle et d'un groupe de professeurs des sections.
Les sept premières sections européennes de langue française (SELF) ont été ouvertes en 2006 conformément au protocole de coopération éducative franco-portugaise signé le 10 avril 2006 à Paris par les deux ministres de l'Éducation. Elles ont été suivies en 2007 par sept autres établissements. Un arrêté du ministère portugais de l'Éducation en date du 3 juillet 2007 a défini un cadre rappelant que le modèle devait être expérimenté au cours d'un cycle de trois ans afin de l'améliorer et de le valider à partir de la rentrée 2009.
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Dans notre dossier de janvier 2009, nous avions interrogé Pierre Homerin, attaché de coopération pour le français à Porto entre 2002 et 2004, et Françoise Tauzer-Sabatelli, responsable jusqu’en août 2008 de la coopération linguistique et éducative dans ce pays, sur la façon dont ont été créées les premières sections européennes au Portugal.
L'évaluation conduite durant l'année scolaire 2008-2009 de manière très systématique par le ministère portugais, les cinq directions régionales et le secteur de la coopération linguistique et éducative de ce poste a été positive. Le ministère de l'Éducation a donné son accord pour une extension graduée du dispositif sur l'ensemble du territoire.
Les sections actuelles sont principalement implantées dans le troisième cycle de l'école de base (trois dernières années de collège) de la 7e à la 9e année. Malgré quelques sections ouvertes (10e et 11e années), le dispositif est difficile à mettre en place dans l'enseignement secondaire compte tenu des horaires, des programmes en vigueur ainsi que des options (on rappellera que la deuxième langue vivante est facultative au lycée).
La réflexion est à mener de manière plus approfondie avec le ministère portugais de l'Éducation afin d'offrir progressivement un dispositif plus construit.
Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre sont principalement dues aux emplois du temps des élèves et à la charge de travail des professeurs qui entrave la concertation et l'élaboration d'un matériel pédagogique adapté. Le petit nombre de sections et leur dispersion sur l'ensemble du territoire obèrent aussi un travail « collaboratif » plus poussé.
L'accompagnement du dispositif par le secteur de la coopération linguistique et éducative de cette ambassade porte sur :
Projet important de la coopération linguistique et éducative, les sections européennes en langue française sont les seules à avoir été ouvertes dans le système éducatif portugais. Leur suivi commun permet un dialogue très régulier avec les autorités éducatives portugaises aussi bien au niveau national qu'au niveau régional. Très attentif à l'évolution du projet, le ministère de l'Éducation dont les dernières réformes ont été très contestées par les enseignants, souhaite sa réussite tout en conservant la maîtrise de son extension.
L'accompagnement qui pourra être réalisé par le SCAC permettra à la fois de le faire évoluer et de le consolider au sein des établissements scolaires. |
Fabienne Lallement
(02/06/09)