Entretien avec Karl Cogard

Karl CogardL’enseignement bilingue est devenu, en quelques années, une priorité de l’action de l’ambassade de France en faveur de la diffusion de la langue française aux États-Unis. Karl Cogard, attaché de coopération éducative à l’ambassade de France à Washington depuis 2015, expose les raisons de ce choix et présente les axes de développement de ce dispositif multiforme.
Quelle place la langue française occupe-t-elle aujourd’hui aux États-Unis, en particulier dans le système éducatif ?
Aux États-Unis, le français est la 4ème langue la plus parlée (après l’anglais, l’espagnol et le chinois) et la 2ème langue étrangère la plus étudiée dans le système éducatif public du pays (derrière l’espagnol) et à l’université (200 000 étudiants). On compte environ 1 300 000 apprenants de français, chiffre qui est stable depuis une dizaine d’années. 
 
Pour bien comprendre la situation, il est important avant tout de prendre conscience de la faible importance accordée aux langues étrangères dans le système éducatif américain, ou plus exactement dans les systèmes éducatifs du pays, étant donné la très grande souveraineté de chaque État vis-à-vis de l’autorité fédérale à Washington. On estime ainsi que seuls 18 % des établissements scolaires américains proposent un enseignement d’une langue vivante étrangère. 
 
« Ces dernières années, les États-Unis ont pris de plus en plus conscience de la richesse de leur plurilinguisme. »
 
Les grandes associations de soutien à l’enseignement des langues vivantes martèlent un chiffre : 75 % de la population mondiale ne parle pas l’anglais. Si l’anglais aujourd’hui est vu comme une lingua franca nécessaire, on note que de plus en plus nombreux sont les Américains qui comprennent qu’il ne fait plus la différence. Ces dernières années, les États-Unis ont pris de plus en plus conscience de la richesse de leur plurilinguisme et ont affiché au niveau fédéral un soutien sans précédent à l’enseignement des langues vivantes. Mais dans un contexte totalement décentralisé, ces déclarations peinent parfois à se concrétiser dans les politiques éducatives de chaque État.
 
En résumé, le Département de l’Éducation fédéral appuie l’enseignement des langues vivantes, mais chaque État a également sa propre politique éducative. D’où une grande disparité dans l’enseignement des langues vivantes, et du français en particulier, selon les États et les districts - qui ont eux-mêmes une grande autonomie vis-à-vis des autorités éducatives de leur État respectif. Il y a donc un travail sur-mesure de promotion, d’information et de soutien de la part des services de coopération éducative à mener avec chaque district ou chaque État. 
Comment se porte l’enseignement bilingue aux États-Unis ? 
Les bienfaits de l’éducation bilingue sont aujourd’hui largement reconnus et la presse s’en fait régulièrement l’écho : outre une plus grande ouverture d’esprit, une meilleure agilité cognitive et intellectuelle qui touche tous les aspects de la vie, elle donne des compétences qui placent plus favorablement sur le marché de l’emploi ceux qui en bénéficient. 
 
« Les programmes bilingues, implantés essentiellement dans les écoles publiques, se développent à grande vitesse. »
 
Ces dernières années, il y a eu un coup d’accélérateur sans précédent dans le soutien à l’enseignement bilingue. Les programmes se développent à grande vitesse, anglais-espagnol pour des raisons évidentes, mais aussi anglais-chinois, anglais-français, pour ne citer que les trois premiers dans l’ordre de la liste. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2000, on estimait à 260 environ le nombre de programmes bilingues. Dix ans plus tard, c’est plus de 2 000 programmes toutes langues confondues qui ont été recensés par la National Association for Bilingual Education (NABE) et la tendance ne s’inverse pas, bien au contraire.
Les programmes bilingues se développent donc très rapidement et l’originalité est qu’ils sont implantés essentiellement dans les écoles publiques. Parce que gratuite, cette offre permet à des familles aux revenus économiques plus modestes l’accès à une éducation de qualité.
 
« Le développement du bilinguisme est un enjeu prioritaire pour l’avenir de la francophonie aux États-Unis. »
 
La langue française jouit d’une place importante dans ce nouveau phénomène. Dans ce contexte, la langue française et les cultures francophones ont une carte maîtresse à jouer. Il y a bien sûr le français langue d’héritage, en Louisiane, en Nouvelle-Angleterre, mais aussi pour des populations migrantes plus récentes d’Afrique de l’Ouest ou d’Haïti notamment… Surtout chez les Américains sans attache directe avec la langue française, il y a une francophilie extraordinaire et la conscience d’une place grandissante de la francophonie dans le monde. Le développement du bilinguisme est donc un enjeu prioritaire pour l’avenir de la francophonie aux États-Unis. 
 
Les bases du réseau bilingue francophone sont désormais solidement installées. Aujourd’hui, 27 États et 88 villes proposent un enseignement bilingue anglais-français dans plus de 150 écoles. La Louisiane a affiché officiellement son souhait de passer en 5 ans de 5 000 à plus de 25 000 élèves scolarisés dans les filières francophones. La Louisiane, depuis 1968, et l’Utah, depuis 2008, se sont fortement engagés dans le développement des programmes bilingues servant ainsi de modèles pour d’autres États où le français s’affirme (Géorgie, Floride, Caroline du Nord) ou émerge (Arizona).
 
L’excellence de cet enseignement est reconnue par la France à travers le LabelFrancÉducation. En 2016, le nombre d’établissements américains labellisés par le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international a plus que doublé, passant de 11 à 27.
André Vallini - LabelFrancEducation
Le Secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie André Vallini a remis en septembre 2016 le LabelFrancÉducation à l’école PS110 de New York. En 2016, 27 écoles américaines ont obtenu ce label d’excellence.
L’enseignement bilingue constitue la priorité des actions du service de coopération éducative depuis quelques années. Pourquoi ce choix ?
L’immensité du territoire américain et l’impossibilité objective de développer une coopération éducative et un soutien à l’enseignement du et en français sur l’ensemble du pays nécessitent des choix. 
 
L’Association américaine des professeurs de français (AATF) estime le nombre de professeurs de français langue étrangère à 40 000 environ. Ce simple chiffre permet de comprendre que la coopération éducative du poste diplomatique ne pourra jamais satisfaire les besoins recensés qui sont par ailleurs, vu le système décentralisé, très différents d’un État à l’autre. Pire, une coopération éducative "traditionnelle", dans un pays de si grande échelle et à géométrie éducative variable, pourrait courir le risque de voir son efficacité diluée… D’où un choix pragmatique de cibler un secteur éducatif bien identifié et bien circonscrit et qui a besoin d’être soutenu et développé. 
 
« Les programmes bilingues véhiculent l’image d’une francophonie jeune et garante d’un bel avenir professionnel. »
 
À cette raison pragmatique, s’ajoute une autre bien plus importante : l’enseignement classique du français comme langue étrangère ne produit que peu de locuteurs américains véritablement francophones. Sur les 1 300 000 apprenants de FLE, combien seront véritablement acteurs de la francophonie ? La plupart ont un petit niveau A2… Le choix de l’enseignement bilingue s’explique donc aussi pour cela. Il permet de soutenir et de développer un vivier de véritables francophones, certes moins nombreux mais pour lesquels il est hautement probable que le français jouera un rôle dans leur vie d’adulte. L’image de l’enseignement bilingue, dynamique et efficace, motive aussi ce choix : les programmes bilingues véhiculent une francophonie jeune et garante a priori d’un bel avenir professionnel.
 
Enfin, il  y a des académies en France (Grenoble par exemple, mais aussi Nancy-Metz…) qui ont une politique éducative de développement de l’enseignement bilingue. Les États-Unis, par la diversité de leurs programmes, sont pour elles un extraordinaire terrain de formation professionnelle pour des professeurs des écoles français ou des enseignants du secondaire qui, détachés par le programme de mobilité Jules Verne dans des établissements bilingues américains, reviennent dans leur académie d’origine formés et prêts à enseigner dans ce type de programme. Notre coopération éducative ne saurait ignorer une telle opportunité pour les enseignants français, promoteurs à leur retour de l’enseignement bilingue en France.
Quels sont les différents dispositifs d’enseignement bilingue aux États-Unis ?
La particularité de l’enseignement bilingue aux États-Unis est qu’il n’est pas du tout uniforme. Cette diversité s’explique encore une fois par un système éducatif décentralisé, qui laisse les États et les districts qui les composent libres de leurs choix éducatifs. Par ailleurs, le développement des programmes bilingues est encore relativement récent et touche donc principalement le premier degré. 
 
Toute la panoplie de l’enseignement bilingue est donc représentée et la terminologie reflète cette variété :
 
  • On compte tout d’abord les programmes dits one-way foreign language  immersion (OWI) : il s’agit de programme d’immersion en langue étrangère à destination des apprenants américains anglophones qui n’ont pas aucune connaissance préalable de la langue étrangère d’enseignement. Parmi les programmes one-way, on trouve des établissements d’immersion totale (le français représente 100 % de la langue d’enseignement), des établissements d’immersion partielle (où la part de la langue française est souvent très forte dans les premiers niveaux et décroît peu à peu à chaque niveau pour atteindre un équilibre 50-50 en fin de premier degré). Dans ce dernier cas, de nombreuses variantes sont possibles : 90-10 ; 80-20 ; 50-50…
  • Viennent ensuite les programmes dits two-way immersion (TWI), qui sont à destination d’Américains anglophones mêlés avec des apprenants locuteurs de la langue étrangère (autrement dit en ce qui nous concerne des apprenants francophones). La classe est donc composée de deux groupes linguistiques qui pratiquent leur langue dominante, l’anglais pour les anglophones et le français pour les francophones, à l’école et en dehors de l’école. Dans cette configuration, l’équilibre entre les deux langues peut être deux tiers / un tiers, le plus souvent 50-50 et l’on peut trouver un modèle dit side-by-side où la distribution des langues d’enseignement passe par deux salles de classe distinctes et deux enseignants, un anglophone et un francophone.
La cartographie reflète l’extrême diversité des modèles : la Louisiane a fait le choix de l’immersion partielle, le Maryland de l’immersion totale ou partielle (selon les districts), l’Utah d’un programme one way 50-50, New York d’un programme two-way, etc. Par ordre décroissant, les trois principales zones d’enseignement bilingue francophone sont la Louisiane, l’Utah et New York.
Carte programmes bilingues USA
Répartition des programmes bilingues francophones aux États-Unis (2016)
 
Plus d’informations sur ces dispositifs sont disponibles sur le site de CARLA (Center for Advanced Research on Language Acquisition), centre de recherches de l’Université du Minnesota, référence en la matière aux États-Unis.
Quels sont les défis et les perspectives qui se dessinent pour l’enseignement bilingue aux États-Unis dans les années à venir ?
Faire face à la pénurie d’enseignants
 
Le principal défi à l’ouverture de classes bilingues est la pénurie de professeurs. Le renforcement de l’enseignement bilingue francophone passe donc par la constitution d’un vivier d’enseignants qualifiés en accompagnant la structuration des filières locales de formation dans les États ayant la politique de promotion du bilinguisme la plus active et, si possible, en ciblant le secondaire. Le programme Jules Verne est un des dispositifs actuellement en cours pour appuyer le développement de ces filières : il permet de soutenir la croissance des programmes aux États-Unis, notamment en Utah, dont la politique éducative en faveur des langues fait office de modèle pour d’autres États. Comme indiqué précédemment, la contrepartie pour les académies partenaires est de former les enseignants détachés à cette éducation bilingue qui se développe aussi chez elles (académie de Grenoble et Nancy-Metz, entre autres).
 
Le programme Jules Verne ne peut représenter, malgré son caractère essentiel, l’unique solution aux difficultés de recrutement d’enseignants par les établissements. Le poste diplomatique travaille donc également à des solutions à moyen terme, comme la création d’une filière de futurs enseignants américains à destination de ces programmes en valorisant le réseau des Alumni TAPIF (Teaching Assistant Program in France) qui comporte plus de 20 000 membres. Une étude menée récemment a montré que parmi ces 20 000 anciens TAPIF, environ 2 000 exerçaient une activité professionnelle dans le champ éducatif. L’objectif est de leur proposer des bourses d’études ou de reconversion professionnelle vers l’enseignement bilingue en passant des partenariats avec les universités qui dispensent ce type de formation et qui recherchent des étudiants de qualité. Trois partenariats ont déjà été signés au cours des dernières semaines, avec le Middlebury Institute, l’université de Wisconsin-Madison et l’université du Mississipi. Le montant total des bourses proposées par ces trois établissements est de 350 000 $ par an, pour les étudiants, soit pour la durée d’un engagement de 5 ans, 1 700 000 $ levés.
 
Pérenniser les dispositifs
 
De plus, bien que très impliquées, les autorités éducatives de chaque État ne peuvent couvrir tous les frais associés à la création de nouvelles filières et au développement des programmes déjà ouverts. Certains programmes sont fragiles ou ne peuvent tout simplement pas voir le jour, faute de moyens et malgré une volonté indéniable. 
 
Aujourd’hui, l’ambition de la coopération éducative du poste est plus forte : il faut désormais catalyser les forces vives qui s’investissent pour ces programmes bilingues, en inciter de nouvelles, et mener une véritable action d’envergure qui permettra à ces programmes de se pérenniser. C’est le souhait et le projet de notre Fondation partenaire FACE Foundation, French-American Cultural Exchange.
 
FACE est une organisation à but non lucratif dédiée aux échanges culturels et éducatifs entre la France et les États-Unis, qui travaille en collaboration avec les services culturels de l’ambassade de France aux États-Unis. 
 
Son engagement dans le secteur éducatif et le soutien à l’éducation bilingue francophone n’est pas nouveau : en 2005, FACE Foundation s’est associé au French Heritage Language Program, lancé à l’initiative de l’ambassade de France et destiné aux populations migrantes francophones. Son premier objectif est de permettre à ces migrants, arrivés récemment, de ne pas perdre le lien avec leur langue maternelle. Le programme s’est depuis élargi à tous les Américains souhaitant renouer avec leurs lointaines origines francophones, comme en Nouvelle-Angleterre où une francophonie émerge à nouveau peu à peu. 
 
En 2007, la fondation FACE est devenue un partenaire important de l’ouverture d’écoles bilingues francophones à New York. La première filière bilingue a été lancée en 2007 à Brooklyn avec un enseignant et une classe de 24 enfants. Ces programmes ont depuis bien grandi et se sont répandus. Ils servent aujourd’hui près de 1 400 élèves avec plus de 50 enseignants dans dix écoles. 
 
Créer un fonds pour l’enseignement bilingue francophone
 
Prenant acte de l’engouement sur tout le territoire américain pour cette éducation bilingue francophone, la fondation FACE, en partenariat avec les services culturels de l’ambassade de France aux États-Unis, vient d’ouvrir un nouveau programme bien plus ambitieux : le Fund for French Dual Language and Immersion Programs in the United States, avec la volonté de créer un fonds pour l’enseignement bilingue francophone aux États-Unis en constituant un réseau pérenne d’établissements et en les ancrant durablement dans le paysage éducatif américain.
 
Ce fonds a pour vocation de soutenir les programmes bilingues francophones, qui offrent une formation intellectuelle et multiculturelle de qualité et donnent plus de chances d’un avenir professionnel réussi dans un monde aujourd’hui globalisé.
 
Concrètement, cela se décline en trois grands programmes : un programme annuel de subventions sous la forme d’un appel à projets ; un programme de bourses pour les étudiants qui se destinent à devenir enseignants dans un programme bilingue ; un programme d’aide à l’accueil d’assistants de français dans les écoles.
Ateliers fédéraux sur l'éducation bilingue, 2015
Les 29 et 30 octobre 2015, l’ambassade de France a accueilli les premiers ateliers fédéraux sur l’éducation bilingue. L’objectif principal de ce séminaire était de mettre sur pied un plan concret pour développer le premier réseau bilatéral d’écoles bilingues.
 
Pour les 5 années à venir, 2017-2022, trois champs d’action prioritaires soutenus par ce fonds ont été identifiés :
 
A. Un appel à projets annuel de 150 000 $ pour les écoles, les districts et les États pour soutenir :  
 
  1. la création d’un espace francophone dans les écoles ;
  2. l’apport de ressources pédagogiques adaptées ;
  3. la formation continue des enseignants ;
  4. la formation des administrateurs de nouvelles filières et l’accompagnement du réseau des écoles bilingues.
27 écoles, districts ou département de l’Éducation d’État ont reçu un soutien sur projet en septembre dernier. Ce premier appel a permis au poste de mesurer combien la question des ressources pédagogiques était centrale pour les établissements : 80 % des projets déposés étaient des projets de demande d’aide pour l’acquisition de ressources pour la classe.
 
B. Un programme de soutien à la formation initiale de futurs professeurs
 
Un autre des défis majeurs pour les établissements est de recruter de nouveaux professeurs francophones et bien formés à l’éducation bilingue. 
 
La Fondation FACE et les services culturels de l’ambassade de France se sont associés avec la Société des Professeurs Français et Francophones d’Amérique (SPFFA) pour octroyer des bourses aux étudiants destinées à financer leur Master en Éducation bilingue à Hunter College, à New York. Ainsi, depuis 2013, 22 bourses de 5 000 $ ont été distribuées et aujourd’hui, la plupart des étudiants qui en ont bénéficié enseignent dans une école bilingue.
 
L’objectif est d’élargir cette initiative new-yorkaise et d’offrir un plus grand nombre de bourses chaque année pour aider les étudiants à financer leur inscription dans un Master qui offre une spécialisation en éducation bilingue.
 
Ces bourses de 5 000 $ seront distribuées chaque année et renouvelable une fois, sur dossier étudié par une commission indépendante.
 
Par ailleurs, le poste a passé des partenariats avec les universités qui dispensent des formations en français et qui recherchent des étudiants de qualité. Le principe est de valoriser ces programmes en en faisant la promotion auprès des anciens assistants de langue américains qui ont passé une année scolaire en France. Les établissements partenaires sont à la recherche d’étudiants qui ont un bon profil et une très bonne maîtrise de la langue française et les anciens assistants sont pour eux des recrues de choix. Trois partenariats ont déjà été signés au cours des dernières semaines, avec le Middlebury Institute, l’université de Wisconsin-Madison et l’université du Mississipi. 
 
C. Un programme d’aide à l’accueil d’assistants de français dans les écoles : le French Teaching Intern Program
 
L’ambassade soutient le recrutement d’assistants français par les écoles pour que les élèves soient au contact de locuteurs natifs. Une fois sélectionnés, les étudiants de niveau Master partent aux États-Unis avec un visa J-1 intern. Ces assistants travaillent à l’école 32 heures par semaine auprès du professeur principal et leur mission est d’aider l’enseignant dans sa classe, en apportant notamment des activités culturelles et en développant les compétences d’expression orale des enfants. Ils peuvent aussi aider l’enseignant à la création de ressources pédagogiques pour la classe.
 
Le fonds soutient le financement d’assistants pour les écoles publiques qui n’ont pas toujours les ressources suffisantes pour en bénéficier.
 
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