Lire et écrire en contexte plurilingue

À quelques exceptions près, tout jeune africain comprend et parle plusieurs langues. Comment faire en sorte que ce plurilinguisme devienne un atout pour apprendre ? Un séminaire intitulé "Améliorer les premiers apprentissages en Afrique, un défi pour la Francophonie : lire et écrire en contexte plurilingue" se tiendra à Dakar les 31 mai et 1er juin 2016. Organisé par le ministère français des affaires étrangères et du développement international, en collaboration avec l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) et en partenariat avec l’agence française de développement (AFD), l’Institut français, l’Institut français du Sénégal et le CIEP, ce séminaire réunira ministres de l’éducation, décideurs, experts de l’éducation, partenaires techniques et financiers, bailleurs internationaux.
Lors du Sommet sur le développement durable des Nations Unies, la communauté internationale s’est fixé comme objectif d’"assurer l’accès de tous à une éducation de qualité", afin qu’avant 2030, tous les enfants, au sortir de la scolarisation obligatoire, sachent lire, écrire et compter. Cet objectif reprend et prolonge l’objectif #2 du "Millénaire pour le développement et l’après 2015", qui était d’"assurer l’éducation primaire pour tous", objectif partiellement atteint puisque le taux de scolarisation au primaire, dans les régions en développement, était estimé à 91% en 2015, contre 83% en 2000.
 
Or les évaluations qualitatives, en particulier le PASEC 2014 mené dans 10 pays, montrent que la grande majorité des élèves du primaire, que ce soit en début ou en fin de cycle, n’ont pas acquis les compétences leur permettant d’envisager la réussite de leur scolarité : plus de 70 % d’entre eux ne disposent pas de compétences suffisantes dans leur langue de scolarisation. Face à ces résultats, le PASEC invite les pays et la communauté éducative à réfléchir à l’articulation entre langue d’enseignement et langue maternelle en début de scolarité et à tenir compte de la diversité linguistique des pays africains.
 
Ainsi, pour répondre au défi des premiers apprentissages en lecture/écriture, plusieurs pays d’Afrique ont fait, depuis quelques années, le choix d’une école bi/plurilingue qui permet d’articuler l’apprentissage des langues africaines maternelles et de la langue française. À titre d’exemple, l’initiative ELAN de l’OIF accompagne une dizaine de pays, dans la mise en œuvre d’un enseignement bilingue. Chaque pays conçoit un plan d’action national et peut bénéficier des ressources spécifiques et d’une expertise internationale.
 
C’est dans ce contexte que le ministère français des affaires étrangères et du développement international, en collaboration avec l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) et en partenariat avec l’agence française de développement (AFD), l’Institut français, l’Institut français du Sénégal et le CIEP, a décidé d’organiser à Dakar, les 31 mai et 1er juin 2016, un séminaire intitulé : "Améliorer les premiers apprentissages en Afrique, un défi pour la Francophonie : lire et écrire en contexte plurilingue", qui réunira ministres de l’éducation, décideurs, experts de l’éducation, partenaires techniques et financiers, bailleurs internationaux.
 
 
Placé sous la présidence du ministre sénégalais de l’éducation, M. Serigne Mbaye Thiam, ce séminaire international se propose de faire un état des lieux des politiques d’apprentissage de la lecture/écriture en contexte multilingue et d’envisager les enjeux de la formation (initiale et continue) dans les politiques éducatives plurilingues. Il abordera également la question du changement d’échelle, en particulier pour les différentes expérimentations en faveur de l’enseignement bilingue. Il sera enfin l’occasion d’officialiser le réseau francophone de l’OIF sur la lecture-écriture. M. André Vallini, secrétaire d’état au développement et à la Francophonie et M. Adama Ouane, administrateur de l’OIF, clôtureront le séminaire.

 

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